Culture  Culture  | 05.09

AUTEUR Sandra Zanelli /Egid | PHOTOS

Gérard Ramseyer publie "L’Arpète"

L'ancien maire de Versoix publie un livre sur son apprentissage.

« N’avez-vous jamais lu quoi que ce soit d’un employé d’assurance qui dirait qu’il a été heureux à son travail ? », questionne Gérard Ramseyer dans son nouvel ouvrage autobiographique intitulé l’Arpète. Au bénéfice d’une carrière de conseiller d’Etat, maire de Versoix, lieutenant-colonel et vice-directeur d’une compagnie d’assurance, Gérard Ramseyer a néanmoins choisi de raconter un épisode de sa vie pour le moins inattendu: son apprentissage.

L’aube de sa carrière se situe dans les années 60, dans une époque qui paraît aujourd’hui presque surnaturelle aux yeux des jeunes, c’est-à-dire le plein emploi. Engagé en cinq minutes au sein d’une maison d’assurance rebaptisée dans le récit Mère-Patrie, l’arpète est immédiatement plongé dans une culture d’entreprise ou règne le respect, la rigueur, l’amour des autres et aussi souvent la plus franche rigolade. Toutefois, l’auteur précise : Bien sûr, il m’est arrivé de voir des choses dramatiques. Mais dans l’Arpète, j’ai choisi de décrire uniquement la partie cocasse du métier.

Hommage à l’apprentissage

Les anecdotes décrites avec humour et franc-parler emmènent le lecteur à suivre d’un oeil amusé les aventures du jeune apprenti à travers la Suisse. Tantôt dans un train au retour d’une bonne négociation, avec en guise de cadeau de l’assuré, des tommes vaudoises faisant fuir tout le wagon. Tantôt devant un match de football à crier Allez Servette à la vue des maillots rouges, à côté de son chef, qui lui, enthousiaste, pousse un Allez Lausanne, allez devant les blancs, pour enfin se rendre compte que les équipes jouent cette fois dans les couleurs inversées.

Trente ans plus tard, l’apprenti devenu vice directeur tire sa révérence avec la satisfaction d’avoir véritablement aimé son métier. Le récit qu’il fait de ses premiers pas à Mère-Patrie se veut un hommage à l’apprentissage. "J'essaie de montrer qu'avec un peu de chance, un apprenti détenteur d’une Maîtrise est en mesure de devenir directeur d’une compagnie en Suisse. L’apprentissage est une filière extraordinaire à revaloriser", explique Gérard Ramseyer.

Article paru dans La Côte

Statistiques et Crédits

Auteur | Sandra Zanelli /Egid
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